Suite aux menaces de la CEDEAO contre le Niger après le coup d’Etat du 26 juillet, le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont créé le 16 septembre 2023, l’Alliance des Etats du Sahel (AES), un pacte de défense collective et d’assistance mutuelle
consigné dans la charte du Liptako-Gourma. Selon cette charte qui compte 17 articles, les trois pays sahéliens s’engagent à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et la criminalité en bande organisée dans l’espace commun de l’alliance. C’est un projet pertinent dans la mesure où la menace transfrontalière touche les trois pays. L’A.E.S a été créée pour aider à contrer d’éventuelles menaces de rébellion armée ou d’agression extérieure, en soulignant que « toute attaque contre la souveraineté et l’intégrité territorial d’une ou plusieurs parties ».
La charte du Liptako-Gourma qui comporte dix-sept (17) articles, a pour objectif principal « d’établir une architecture de défense collective et d’assistance ».
Les parties prenantes de l’AES s’engagent par ailleurs à « lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et la criminalité en bande organisée dans l’espace commun de l’Alliance ».
Au-delà de la lutte contre le terrorisme et les bandes armées, les Etats de l’AES s’engagent à assister leurs membres en cas d’attaques extérieures. Une formalisation qui ne dit pas son nom de la décision du Mali et du Burkina Faso de secourir le Niger en cas d’intervention militaire de la CEDEAO. En revanche, le péril terroriste sévit principalement au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Toutefois, il menace également les autres pays ouest-africains. Le Benin, par exemple, a subi plusieurs attaques dans la partie nord du pays. La progression des groupes suggère qu’ils comptent s’étendre également vers les pays côtiers. Dans sa charte, l’AES, n’exclut pas de nouvelles adhésions de la part de pays qui partagent les mêmes réalités[1].